BUENOS AIRES: Carnet de Voyage

22/03/2007 - Rhume, moustiques et ateliers




Et oui, il fallait s'y attendre : avec les bouleversements climatiques de ces dernières semaines, le rhume était difficilement évitable ! Résultat : une semaine au lit, une dizaine de paquets de mouchoirs consommés (on était deux!), et un rythme de travail un peu ralenti...

Et pour couronner les nuits déjà pas faciles, les moustiques se sont fait une joie de se reproduire ! Les premières semaines de mars ils attaquaient de partout, de jour comme de nuit ! Les animateurs de La Casa de los Niños y de los Adolescentes de Lugano se sont aventurés un matin sur une place du quartier avec les enfants ; ils ont dû la quitter aussitôt, chacun attaqué par une vingtaine de moustiques qui piquaient à travers les vêtements, malgré crème anti-moustiques et compagnie ! Et ce témoignage n'est qu'un exemple parmi d'autres. Alors que les journaux en faisaient leurs gros titres et annonçaient la découverte de plusieurs cas de dengue (maladie mortelle transmise par ces petites bêtes) aux frontières du Paraguay et même dans la capitale fédérale, le gouvernement a lancé une contre-attaque à coup de fumigènes dans tout le pays (ce qui provoque beaucoup de mécontentement).
En tout cas, à ce jour, ils sont loin d'avoir disparu mais vu que le temps semble s'être décidé pour un soleil de fin d'été, chaud mais pas trop, leur nombre est redevenu raisonnable.

Côté ateliers, ça y est, c'est terminé (snif). Notre dernière rencontre a été émouvante. Ils étaient 19 ! Chacun a relié son carnet et j'ai fait quelques vidéos-interview sur les questions qu'ils voulaient poser aux enfants français (ateliers à mon retour en France dans la structure "Môm'artre", Paris 18ème). J'avais aussi préparé des crêpes bretonnes qu'ils ont tous mangé goulûment, après avoir observé tout d'abord la réaction du premier "testeur" ! J'ai même réussi à leur faire dire que c'était meilleur que l'asado ! (choc de cultures ! )
Et puis avant la photo finale, ils m'ont fait une surprise :






...un carnet avec plein de pages blanches pour faire des croquis!


Voilà, j'attends donc mes prochains ateliers avec impatience (en mai) et je poursuis mon carnet sur Buenos Aires, plus équipée que jamais!

Les photos du dernier atelier :


Les derniers croquis (rattachés aux croquis de fin février) :


Également une série de grands formats sur la thématique d'un lieu (différent sur chaque planche) et des gens qui l'animent (à suivre). Voir :





Lien permanent

2/03/2007 - Chute de température

Et puis juste pour dire : aujourd'hui, IL FAIT FROID!

À peine 20° alors qu'il y a deux jours on suffoquait sous 40°... Entre temps, une nuit plus une journée de pluie continue qui a innondé rues et sous-sols, qui a bloqué les métros jusqu'à hier midi, et qui a fait résonner les klaxons de la capitale à des kilomètres à la ronde!

Lumière de septembre, vente de cartables et de stylos dans le métro : c'est la rentrée de mars!

mais moi j'aimerais bien que le thermomètre remonte quand-même...




Lien permanent

2/03/2007 - Février, mois du carnaval...


Un long silence radio mais que d'aventures!
Et oui, en février sortent les murgas de Buenos Aires, les candombes d'Uruguay, le Tango des salons, les cucarachas de leur nid...

Plein d'images dans la tête donc, beaucoup de photos, d'enregistrements, de rencontres, de voyages...
Ci-dessous, un petit aperçu en photos des évènements de ce mois (et aussi Colonia en début janvier) en cliquant sur l'album de votre choix.






*Photographe en chef : Yohan Giaume.


À la Casa de los Niños y de los Adolescentes de Lugano, les ateliers continuent et sont d'ailleurs sur le point de se terminer (c'est la rentrée!). Les carnets de chacun restent à relier et nous terminons la confection du carnet commun sur le quartier.
Bonne nouvelle : un échange de carnet commun et une correspondance entre les enfants de Paris et de Buenos Aires se précise. Des ateliers avec les enfants de Môm'arte à Paris XVIII sont prévus dès mon retour en France grâce à l'association Solo Ma Non Troppo (partenaire du projet). Plus d'info dans les semaines à venir...
En attendant, des photos des ateliers en cliquant sur l'icône.



J'ai également donné des cours de français "express" avant ses examens de rattrapage à Mechi, 15ans. Expérience intéressante d'autant qu'elle habite à l'autre extrémité de la ville. Comparé à Lugano qui est un quartier défavorisé, Barrio Norte est un quartier très chic de Buenos Aires. Et pour couronner le tout, elle a réussi ses examens! :-)

En ce qui concerne les croquis (quelques thématiques que je développe. Travail en cours. À suivre...) :







Lien permanent

2/02/2007 - Janvier, mois du voyage...


Après Colonia en Uruguay, puis El Tigre au nord de Buenos Aires, mon envie de découvrir l'Argentine au delà de sa capitale m'a menée à Cosquín...


Cosquín, c'est où?

Petite ville située dans la province de Cordoba, à environ 10 heures de bus en partant de Buenos Aires.
N.B. : Bien noter le "environ" car les chauffeurs de bus que nous avons rencontré sont du genre "fous du volant". En effet, alors que le trajet de retour n'a duré que 8h30 (au passage on a roulé sur une bicyclette!), l'aller fut un peu plus périlleux , suite à un petit accrochage où le bus est rentré dans un camion ! Mais "todo bien", juste une grosse frayeur. Nous sommes arrivés avec 3 heures de retard...



Pourquoi Cosquín?

Depuis 47 ans, Cosquín accueille un festival du folklore argentin pendant une dizaine de jours. C'est le rendez-vous des gauchos ! Et ils sont nombreux !

Là-bas, nous (Yohan et un ami, Doudou) logions dans une petite maison de location, à 15 minutes de marche du centre.
Le premier matin, on pouvait entendre dans notre demi-sommeil un bruit incessant de sabots de chevaux au trot.

Un peu plus tard, alors que nous avions rejoint le centre ville, cette fois-ci bien éveillés, le défilé d'ouverture du festival commençait. Il était 11heures. Une murga puis un gaucho, deux, trois, dix, trente... Hommes, femmes, enfants, bébés, (chien!) costumés, à cheval ou en charette ont défilé ainsi jusqu'à 14 heures... Après être passés devant notre fenêtre au petit matin!

Durant ces 10 jours, une foule d'argentins (surtout, peu de touristes...pour le moment!) se rassemble dans cette petite ville (qui doit être bien calme le reste de l'année!) afin de découvrir ou redécouvrir leur folklore. Spectacles de danse, concerts, animations et ateliers en tout genre (confection d'instruments traditionnels, cours de danse et de musique, conférences, expositions), marché artisanal, buvettes et asados...


Au programme

Autant dire qu'on dort peu.

Le matin, dès 10h, ateliers divers et variés.
À partir de 13h, on mange (asados bien sûr !) puis sieste ou baignade au Rio Cosquin, jusqu'à 17h (avant il fait trop chaud!).
À partir de 17h re-ateliers, spectacles, petits concerts improvisés.
À 19h, le marché artisanal ouvre ses portes.
En soirée, deux possibilités  s'offrent à nous :
- concerts et spectacles sur la grande scène jusqu'à 4h du matin (le grand jeu). Places assises plus ou moins chères selon la situation, retransmis à la télévision argentine. Toutes les stars du folklore et beaucoup de musiques de m....! Le tout commenté sur un air de propagande par des animateurs kitchs au possible...
- concerts et danses (festnoz comme on dit chez moi!) dans les nombreuses penas qui gravitent autour du centre, jusqu'au lever du jour. Ambiance assurée.
Certains acharnés enchaînent directement sur les ateliers de 10h le lendemain !

Bref, un lieu idéal pour découvrir le folklore argentin ( une partie seulement car celui-ci est bien souvent écrasé par la notoriété du Tango porteño).

Au bout de 5 jours, je dois rentrer à la capitale (et oui, les ateliers m'appellent!). Dans ma valise, quelques pas de Gato et de Chacarera appris lors des cours de danse, des numéros et adresses mails, et ce carnet que je vous propose de découvrir en cliquant dessus.




Quelques photos des ateliers avec les enfants de la casa de los niños y de los adolescentes de Lugano.




Lien permanent

14/01/2007 - Trop de croquis?

Et oui, il fallait s'y attendre, la capacité de stockage de mon blog ne suffisait plus et j'ai dû me résoudre à rentrer dans le grand système commercial qui régie notre société : "Donne un espace à la pub, elle te donnera des octets"!
En espérant qu'elle ne viendra pas trop troubler le voyage...

Sinon, je suis toujours à Buenos Aires avec mes crayons et ma boîte d'aquarelles pour la suite du carnet de voyage. J'entame ce troisième mois avec soif de découvertes et de rencontres...
J'ai aussi l'envie de raconter la vie argentine d'une autre manière, en utilisant de nouveaux outils, en explorant de nouvelles pistes. J'attends vos commentaires!



d u n o u v e a u
C'est le début des ateliers de confection de carnet avec les enfants de la casa de los niños y de los adolescentes de Lugano (limite de Mataderos).



C'était mardi dernier (ce sera tous les mardis de cet été) : j' arrive à la casa de los niños à 9h, suivie des autres animateurs, pause-mate, puis vers 9h30, les enfants viennent nous saluer, les uns après les autres.
La veille, ils sont allés à la piscine et les animateurs craignent qu'ils restent chez eux dormir ce matin. Mais fausse alerte : à 9h45, ils sont une bonne dizaine, âgés de 8 à 13 ans, attablés autour du petit déjeuner (lait chocolaté et gâteaux), les yeux un peu rouges il est vrai, mais tous excités par la présence de "la francesa"...
Commence alors la série de questions sur la France, etc. :
Cuantos años tienes? Quel âge as-tu ? Donde vives ? Où habites-tu ? Que es tu equipa de football ? Quelle est ton équipe de football favorite ? Como es la Tour Eiffel ? Comment est la Tour Eiffel ? Como se dice gato ? Comment dit-on "chat", en français ? Cual es tu flore preferido? Quelle est ta fleure préférée ? Tienes un novio? As-tu un petit copain ? Como se dice colectivo?
Comment dit-on "bus", en français ? Como se dice pie? Comment dit-on "pied" ? Como se dice puta? Comment dit-on "p..." ?(et oui, c'était inévitable les gros mots!)...
Bref, ça n'en finissait plus et pour canaliser les esprits Mirna, l'animatrice qui encadrait le groupe a proposé d'écrire les questions sur papier (merveilleuse idée), ce qui a donné en quelques extraits :


Une fois leur curiosité calmée, je leur ai expliqué ce que je faiseais à Buenos Aires en leur montrant mon carnet de croquis, et ce que nous allions faire ensemble, soit un carnet sur la casa de Lugano.
Comme le temps pressait, nous avons enchainé sur la présentation de chacun.
Tout d'abord, les enfants avaient le choix de se dessiner ou bien de se mettre par groupe de deux et de se dessiner mutuellement. Chacun devait ensuite écrire son nom et son âge sur chaque portraits.
Ensuite, sur une seconde feuille, ils dessinaient "ce qu'ils aiment le plus" et "ce qu'ils détestent" en écrivant une petite phrase explicative.

Les résultats ont été surprenants. Nous avons de vrais artistes! Des portraits aux yeux rouges de la piscine, des minis portraits (de la taille du petit doigt), des casquettes au couleurs de la Boca (fameuse équipe de foot) mais aussi à celles du drapeau français!
Et pour les choses préférées, le Top1 fut la piscine bien sûre, mais aussi les couchés de soleil, les autoroutes, le ski (après mes histoires d'Alpes et de neige!). Les choses détestées furent "se laver les mains", "se faire taper par quelqu'un", "courir", "le poulet", ou plus grave, "le quartier pauvre d'à côté".

La prochaine fois, nous confectionneront la couverture de leur carnet. À SUIVRE...


Et dans le genre drôle et kitch, quelques publicités des années 50 extraites du magazine sportif El grafico en cliquant sur l'image...


Lien permanent

4/01/2007 - Feliz año nuevo

Cheminée de notre appartement...

B o n n e    a n n é e    à    t o u s   !

    Tout juste rentrés de Colonia en Uruguay, où nous avons passé le réveillon de fin d'année. Quelques jours de calme, hors de la ville et de son rythme infernal.
 

    Au programme : visite de cette vieille ville portuaire, balades tranquilles (sans trop d'efforts qui risqueraient de nous tremper les sous vêtements en quelques minutes) sur les chemins pavés à l'ancienne bordés de vieille maisons basses, arrêts fréquents aux terrasses des cafés donnant sur le Rio ou sur les places ombragées, baignade dans le Rio le 31 décembre au soir, couché de soleil sur la plage de sable fin bordée de pins, première rencontre sauvage avec des lucioles en bord de chemin, première rencontre aussi avec Monsieur l'oiseau Colibri le matin du 1er janvier alors que nous prenions notre petit-déjeuner sur la terrasse.

    Pour la première fois, nous nous sommes souhaités trois fois la bonne année dans la même journée : à 21heures pour la France (heure locale en Uruguay), à minuit pour l'Uruguay et à 1heure nous avons pu apercevoir quelques feux d'artifice de Buenos Aires de l'autre côté du Rio qui fêtaient le nouvel an en Argentine.

    Avec tous ces voeux, l'année 2007 ne peut que bien commencer!




    De nouveaux croquis dans "album photo":
- Du 23 au 27 décembre
- Colonia
- Vieilles voitures

    Et pour ceux qui n'auraient pas encore ris en 2007 ou pour ceux qui adorent ça, je vous conseille le site d'un illustrateur de BD très drôles, made in Argentina :


Lien permanent

24/12/2006 - Bientôt Noël



    Et oui, bientôt Noël, qui l'eut cru?

    Toujours cette chaleur humide, des orages violents et re-chaleur humide et re-orage violent. Il paraît que tout l'été sera comme ça...

    Comme prévu, plus grand monde dans les rues de Buenos Aires. Pour les fêtes, les porteños vont à la plage ou à la campagne. Et ils mangent, comme nous, de la dinde aux marrons, de la bûche de Noël ou de la grosse brioche aux fruits confits. Le lendemain il y aura sûrement quelques asados (barbecue argentin) pour digérer!

    Les fêtes chez les uns et les autres n'arrêtent pas. On est tous les soirs de sortie, réglés sur un couché vers 2h du matin et un levé vers 11h du matin, partagés entre l'envie de voir le petit matin et la nécessité de vivre "à l'argentin", c'est-à-dire vivre la nuit.

    Toujours plein de rencontres, plein de découvertes.
Hier, on a fait notre insertion dans le monde du Tango (le Tango dansé, car la musique on est déjà un peu rôdés). Les premiers huit pas... durs durs! On répete mais le cinquième est vicieux! J'ai pour l'occasion acheté mes premières chaussures à talon dont je ne suis pas peu fière... Un grand pas!

    Et puis au détours d'une féria (marché artisanal) parc Centenario, j'ai fait une découverte. J'ai acheté à un vendeur de vieilleries un petit carnet, de 5cm sur 8cm, recouvert de métal et de nacre, avec un emplacement pour un petit stylo (manquant), genre carnet de bal. Et, le plus étonnant c'est que sur les premières pages, son ancien propriétaire, visiblement un musicien dans l'âme, avait noté quelques idées. Elles sont en cours de décryptage par un spécialiste...




En attendant de résoudre l'énigme, une nouvelle série de croquis dans

Lien permanent

13/12/2006 - Il fait chaud!

    C'est la première chose qui me vient à l'esprit! Une chaleur humide, moite, qui contrairement au mois dernier, perdure toute la nuit... Et puis des fois ça éclate en une pluie diluvienne qui mouille et qui fait du bien. Mais c'est si court!

Dans la rue, ça se sent aussi. Les gens marchent toujours autant mais à une allure ralentie. Dans le métro c'est l'horreur : aux heures de pointe, les peaux moites se collent, on échange nos transpirations allègrement! Heureusement, il y a de l'air. Il faut tendre un peu le cou...



    Mais les vacances approchent. Depuis le weekend du 8 décembre (jour férié), les appartements sont parés de guirlandes lumineuses et de faux sapins. Ici, personne ne connaît l'odeur du sapin de Noël! Et, non, les pères noël ne sont pas habillés en short (dur métier!).
Dans les écoles, c'est l'heure des examens et des remises de diplômes.Dans deux semaines, nous seront tous seuls dans la ville...

    Malgrés tout, je continue mon odyssée dans les rues de Buenos Aires. Des nouveaux croquis et deux carnets "en accordéons" à thématique à découvrir dans "Album photos".
Et même quelques portraits (ça y est! je sort de ma coquille!)...





Lien permanent

2/12/2006 - Hola!

Bienvenus !

Bientôt un mois que je suis arrivée à Buenos Aires et avec ces premiers jours de décembre bien chauds (et oui, ici c'est le début de l'été!), arrivent les premiers croquis du séjour!

Pour les découvrir, je vous invite à cliquer sur le lien "Album Photos" à droite ou, dans chaque articles, sur l'icone
.
Bon voyage...et à très vite!




J'ajoute cet extrait de mon livre de chevet. Bien qu'il ait été écrit il y a 80 ans,  j'ai retrouvé dans ce texte des impressions ressenties lors de mon arrivée ici...



..."EH BIEN ! cela c'est Buenos Aires.
Comme je vous le dis ! Nous y voici. Et il n'y a pas de quoi en perdre la respiration. C'est une capitale. C'est même la capitale de la République Argentine. Je ne dirai pas le contraire.
    Il y a là, deux millions d'habitants. Ils s'y trouvent bien. Tant mieux !
    Je ne dissimulerai rien. Même pas la rue de vingt-deux kilomètres. Elle y est. Qu'elle y reste. Elle s'appelle Rivadavia. Ai-je fait ses vingt-deux kilomètres ? Jai essayé. Au quatorzième je suis revenu, définitivement écoeuré de la ligne droite. Il faut être ivre pour concevoir vingt-deux kilomètres en ligne droite. C'est une bien grande ville que Buenos Aires.
    C'est Capharnaüm multiplié mille fois par Capharnaüm.
    Elle est la première de l'Amérique du Sud. Cela est bien vrai.
    Elle tient dans le coeur des Argentins la place que le soleil tient dans le ciel ! C'est la lumière.
    En effet, que de lumières ! Les maisons sont festonnées d'ampoules électriques. Le jour on dirait qu'elles  sont atteintes d'une éruption pustuleuse. C'est très joli. C'est argentin.
    Ce qu'il y a de plus beau c'est l'effort. Ce qu'il y a d'injuste c'est le résultat. Cependant ce n'est pas si mal. Ses maisons sont plus jolies qu'à Paris. Sont-elles assez sales les maisons à Paris ! Mais ce ne sont pas toujours les maçons qui font les villes. Je crois plutôt que c'est le peuple qui les habite.
    Par saint Albert mon patron, je n'ai jamais vu personne ni rire ni sourire, ni flâner, ni méditer, ni attendre, attendre quelque chose ou même n'attendre rien du tout dans les rues de Buenos Aires. Les premiers jours je ne pouvais m'empêcher de retenir les passants par le pan de leur veston. Pas si vite ! leur disais-je, vous arriverez toujours assez tôt à la tombe ! Ils ne comprenaient pas et cela m'attirait des désagréments."...

Extrait du récit :
Le chemin de Buenos Aires (La traite des Blanches) de Albert Londres, 1927
aux éditions Le Serpent à Plumes, collection Motifs

Lien permanent

<- Page précédente :: Page suivante ->

Qui suis-je ?

Me voici à Buenos Aires, capitale fédérale de l'Argentine, pour 6 mois, à la découverte de cette énorme ville, de sa culture, de ses habitants, de ses barrios... Et pour passeport : du papier, des crayons et une boîte d'aquarelles.
«  Décembre 2017  »
LunMarMerJeuVenSamDim
 123
45678910
11121314151617
18192021222324
25262728293031